Aube Bonneau |
Artiste en devenir

Mon travail
Inspiré de problèmes personnels, familiaux et actuels. Émotion lourde ou simplement admiratrice. Voici quelques oeuvres expliquer par notre artiste.
01

Le livre d'une Amie
Projet réalisé en équipe, une merveilleuse symbiose entre la plâtre et les écorces trouver à l'extérieur. L'effet de tension rechercher est très bien démontré.
Tout commence par un croquis, où l'artiste esquisse ses idées. Ensuite, les mains de l'artiste sont moulées avec des bandelettes de plâtre pour capturer chaque détail. Une fois le moule prêt, il est rempli de plâtre pour créer la forme souhaitée. La recherche de matériaux naturels, l'écorce, suit pour ajouter une touche organique, avant d'assembler le tout avec de la colle chaude.
02
hachi'im
Projet diptyque réalisé avec l'aide d'élèves dans le programme Génie Électrique au Cégep de Joliette. Le titre peut être traduit sur pour découvrir la signification.
Cette œuvre a connu de nombreuses étapes et transformations. Au départ, l’artiste ne l’imaginait pas ainsi, mais elle la trouve finalement encore plus belle que prévu. La création débute par la partie abstraite de la toile : après une couche d’apprêt et une couche de blanc appliquée de manière non uniforme au rouleau pour créer de la texture, elle ajoute du noir. Initialement pensée comme une seule grande tache, la peinture noire se divise en plusieurs formes en raison du grand format, créant des bordures floues et un effet de mélange.
Elle consacre ensuite plus de quinze heures à la réalisation d’un arbre, la partie concrète de l’œuvre. Inspirée par un technicien en Génie électrique, elle fabrique l’arbre à partir de fils électriques. Avec l’aide bénévole de son entourage, elle dénude et torsade près de vingt-quatre fils afin de créer volume et texture. Elle ajoute ensuite des « feuilles » faites de tissu satiné, volontairement imparfaites, qu’elle fixe à la colle chaude. L’arbre est peint à la bombe dorée, un processus qui s’étend sur deux jours.
De retour à la toile, elle ajoute du mauve en couches successives, du plus foncé au plus pâle, traçant des lignes évoquant des racines ou un mouvement. Cette couleur, initialement prévue en tache, devient finalement un jeu de traits grâce au hasard et à l’expérimentation.
L’assemblage des deux parties s’avère chaotique : les branches, trop lourdes, rendent l’installation instable. Après plusieurs tentatives, l’artiste fixe solidement l’arbre à la toile avec de la colle chaude. Pour la finition dorée, elle détourne la peinture en aérosol en l’utilisant comme de la peinture acrylique appliquée au pinceau. Cette étape finale lui permet d’ajouter un détail caché : le mot « Life », inscrit dans son langage codé, subtilement intégré aux lignes et aux racines. Elle se dit très fière du résultat final.

03

****
Cette œuvre n’est pas qu’une simple étude de style ; c’est une exploration brute des crayons acryliques, un nouveau médium que l'artiste s’approprie ici avec force. Tout part d'une silhouette à l'encre de chine, capturée sur le vif d’après modèle vivant, puis agrandie et marouflée sur un panneau de bois brut.
Pour la genèse du projet, l’artiste a choisi de renouer avec son instinct d'adolescente. Elle a replongé dans ses vieux carnets de secondaire, exhumant des esquisses et des codes graphiques de ses 12 ans à 17 ans pour les confronter à sa pratique actuelle.
Le chaos visuel est dompté par une technique de hachures obsessionnelles, qui vient fusionner l’image imprimée et la texture des crayons. Ce procédé accentue le graphisme principal de l'œuvre : l’opposition radicale entre le noir et blanc et l'irruption de la couleur.
Enfin, l'œuvre porte un nom que ce site ne peut tolérer. Un titre grossier et provocateur. C’est une revanche artistique, un cri d’adolescence qui refuse de s'effacer.
04
mère
Cette installation est une exploration intime et nuancée de la relation entre l’artiste et sa mère. Fruit d'un travail dont l'artiste tire une profonde fierté, l'œuvre matérialise les tensions et les non-dits d'un lien familial complexe.
Au cœur de la structure, des dagues en plâtre — empreintes d'argile de véritables lames de métal offertes par sa belle-mère — agissent comme des épées de Damoclès. Elles symbolisent cette menace sourde et ce sentiment d'insécurité qui plane sur le quotidien de leur relation.
Le passé s'invite dans le présent à travers des dessins extraits de ses carnets d'adolescence. L'artiste a choisi de revisiter ces souvenirs du secondaire, les rehaussant au Sharpie, aux crayons acryliques et au plomb pour leur donner une profondeur nouvelle, comme pour donner du relief à une identité en construction.
Enfin, les chaînes qui parcourent l'espace sont la pièce maîtresse du récit. Inspirées d'un poème écrit durant l'isolement de la Covid-19, elles ne lient pas seulement deux êtres : elles incarnent la sensation d'être piégée. Elles témoignent de ces tentatives répétées pour bâtir une relation saine, qui se sont malheureusement heurtées à l'impossibilité de se libérer d'un passé trop lourd.
